Kami Kami
Note d’intention

Note d’intention

Un spectacle à l’écoute
de l’évolution des tout-petits

Kami-Kami est le résultat d’une profonde réflexion sur la petite enfance.

Les récentes découvertes des neurosciences corroborent de nombreuses observations de la pédagogue Maria Montessori sur le développement du cerveau de l’enfant.

Nous nous sommes donc principalement basées sur ces deux influences pour construire un spectacle entièrement adapté à l’univers sensoriel des tout-petits.

Ces derniers ont une capacité d’apprentissage absolument incroyable. Ils ont besoin d’explorer par eux-mêmes le monde qui les entoure. Leur quotidien est une source sans fin de découvertes et d’émerveillement.

L’histoire de Kami-Kami s’est donc tout naturellement ancrée dans une journée habituelle de bébé : le lever, le repas, la sieste, le coucher….

Cela rejoint aussi l’observation de Maria Montessori selon laquelle un enfant en dessous de trois ans n’a pas la capacité de distinguer le réel et l’imaginaire. Il est donc préférable de lui présenter des situations dans lesquelles il pourra se reconnaître.

Le spectacle pose un cadre rassurant pour les bébés, certains enfants n’ayant encore jamais été confrontés à une mise en scène. Les tout-petits peuvent s’identifier à l’histoire de Kami-Kami et cela suscite leur curiosité, leur attention et leur participation.

Le sujet de la découverte des émotions est particulièrement fort et il nécessite un réel accompagnement de la part des adultes.

Proposer un spectacle de qualité qui respecte le rythme de l’évolution de l’enfant de 0 à 3 ans a vraiment été le cœur de notre démarche artistique.


Un petit théâtre en bois
sur mesure

D’origine japonaise, le kamishibai est un petit théâtre en bois qui permet de raconter des histoires en faisant défiler des illustrations.

À ses débuts, on posait l’objet à l’arrière d’un vélo pour présenter son spectacle dans la rue sous les yeux du public ébahi. Nous avons voulu conserver cette notion de mobilité afin de nous déplacer au plus près des enfants, dans des lieux très différents (bibliothèques, crèches, salles de spectacle…).

Nous avons construit chaque élément du spectacle en les pensant pour les tout-petits. Le kamishibaï, un peu plus grand que la moyenne, est posé sur une table à hauteur d’enfant. La comédienne peut ainsi évoluer à leur niveau sans que cela ne soit trop impressionnant pour eux.

Les dessins défilent dans des formes figuratives et expressives. Elles répondent au besoin de simplicité des tout-petits et facilitent leur compréhension.

Les couleurs sont adaptées à l’évolution de leur vision et elles changent avec les émotions présentées. Noir sur blanc, blanc sur noir, couleurs contrastées : leur utilisation s’inspire d’univers artistiques dédiés à la petite enfance comme ceux de Mies Van Hout ou Tana Hoban.

Certaines planches, descriptives, permettent l’apprentissage du langage. D’autres, comme celle qui est dessinée devant les petits au moment du spectacle, appellent à l’imagination et à la création.

Le langage est posé, simple et direct. Les mots accompagnent l’histoire mais aussi les gestes. Chaque émotion est accompagnée d’un signe.

L’utilisation d’objets, dont certains sont amenés à la rencontre du public, des chants et de la musique d’inspiration asiatique viennent renforcer l’éveil sensoriel qui se déploie autour du Kamishibaï.